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Les associations de résidences pour aînés du Canada

29 juillet 2014 | PAR: Villa Ste-Rose

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L’alliance canadienne des résidences privées pour aînés du Canada (ACRA) a tenu sa rencontre biennale en décembre dernier. L’ACRA regroupe les associations de résidences pour aînés des provinces les plus populeuses, soit l’Alberta, la Colombie-Britannique, l’Ontario, la Saskatchewan et le Québec. Dans les autres provinces (le Manitoba et les provinces de l’Atlantique), il n’existe pas d’association de résidences pour aînés. Il faut dire qu’on y retrouve au total moins de 160 résidences pour aînés (source : SCHL).

Cette alliance entre les provinces a été créée en 2008 lors d’un forum international qui se tenait à Montréal. Elle a pour objectif de favoriser les échanges et le partage d’information sur la vision, les principaux enjeux et défis, les pratiques et les services offerts aux membres. À l’image des précédentes, cette troisième session de travail s’est avérée fort enrichissante. Si tous les participants conviennent de la richesse de ces échanges, aucun ne voit la nécessité de transformer cette alliance en association fédérale formelle. D’autant plus que les préoccupations pour chacune des associations se rattachent majoritairement au domaine de la santé, une juridiction provinciale.

La moitié des résidences privées pour ainés du Canada se trouvent au Québec

Basé sur une enquête nationale sur les résidences pour aînés réalisée en 2013 par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), le portrait national du secteur d’activité montre la présence de plus de 2 500 résidences privées pour aînés, totalisant 208 301 unités locatives. Le Québec représente, à lui seul, 50 % de ce marché. Dans les provinces de l’Alberta, de la Saskatchewan et de la Colombie-Britannique, on compte près de 600 résidences, de types « independent living (IL) » et « assisted living (AL) ». Ce nombre n’inclut pas les établissements de type « long term care (LTC) ».

Fait particulier en Colombie-Britannique : le personnel des résidences pour aînés ne peut distribuer des médicaments ou poser un geste médical sans qu’il y ait sur place une infirmière ou un infirmier diplômé. D’ailleurs, leur venue en résidence est très récente. En Alberta et en Saskatchewan, environ 65 % des résidences pour aînés sont publiques.

Toujours selon l’enquête de la SCHL, on recense 667 résidences pour aînés en Ontario. Elles sont surtout de type AL ou LTC. Au Québec, on dénombre 1 173 résidences. Depuis mars 2013, c’est le règlement sur la certification des résidences pour aînés qui a établi les deux catégories de résidences, soit pour personnes autonomes et pour personnes semi-autonomes. Parmi les défis communs à toutes les provinces, notons la sécurité incendie. Les codes du bâtiment et de sécurité incendie sont nationaux. Seul le Québec possède des exigences supplémentaires en cette matière. Tous sont également confrontés à l’accroissement des exigences gouvernementales. Des exigences visant certes la santé et la sécurité des résidents, mais qui ne tiennent pas compte du milieu de vie.

Seuls l’Ontario et le Québec appliquent un programme gouvernemental de certification. Le recrutement, la rétention et la formation du personnel sont également des enjeux importants communs à tous. Il n’y a qu’au Québec qu’on retrouve un règlement provincial visant la formation du personnel d’assistance et de soins.

La confiance mitigée des organisations publiques par rapport au secteur privé est aussi une réalité vécue dans toutes les provinces. Tous s’entendent pour dire qu’un encouragement tangible des gouvernements pour promouvoir la vie en résidence pour aînés serait un allègement pour les systèmes de santé des provinces. Une aide financière complémentaire comme le crédit d’impôt pour maintien à domicile tel qu’il existe au Québec serait assurément un moyen à privilégier partout au Canada.

Au cours de la prochaine année, plusieurs initiatives provinciales seront mises en place. La poursuite de ces échanges et de cette concertation demeure donc bénéfique pour que chacune des organisations de cette alliance puisse améliorer son positionnement et réaliser pleinement sa mission.

Cet article a été publié dans le journal l’Adresse, la publication officielle du Regroupement Québécois des Résidence pour Aînés auquel fait partie la résidence pour aînés La Villa Ste-Rose de Laval.

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